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Les énergies : L'énergie nucléaire
Posté par yan le 07/03/2007 23:00:00 (1717 lectures)


les centrales électronucléaires ,fournissent 6 % de la production mondiale d'énergie (17 % de l'électricité).
Notre pays, la France s’est lancée dans les années 70 dans un ambitieux programme électronucléaire qui l'a ammenée à construire 58 réacteurs, d'environ 1 gigawatt électrique (GWe) chacun, qui assurent 80 % de la production d'électricité nationale. Ainsi la France est au second rang mondial sur le plan des producteurs d'énergie nucléaire.









Mais quelle est la véritable place de cette énergie dans l'éco-bilan énergétique?
Quel peut être son impact sur le rechauffement climatique?
Quels sont les risques associés à ce mode de production d'énergie?






La position de l'énergie nucléaire dans le monde:
440 centrales nucléaires sont en service dans le monde. Ce chiffre stagne dans la mesure où, depuis des années, le nombre de centrales construites compense celui des mises hors service. Pourtant, la puissance installée est en hausse constante. Elle a en effet augmenté de 2000 MW en 2003 pour s’établir en début 2006 à 360 600 MW.

Depuis la catastrophe de Tchernobyl (1987), de nombreux pays Européens ont modifiés leurs projets vis à vis de l'énergie nucléaire.
L’Australie, l’Autriche, le Danemark, la Grèce, l’Irlande et la Norvège n’utilisaient alors pas l’énergie nucléaire et proscrirent tout projet de construction de centrale. La Pologne a même arrêté la construction d’une centrale.

La Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède ont décidé de ne pas construire de nouvelle centrale, mais continuent d’exploiter les centrales existantes.

L’Allemagne quant à elle, avait décidé de fermer les centrales avant leur date théorique de fin d’activité, dans le cadre d’un plan de "sortie du nucléaire" qui doit s’achever vers 2018 s’il n’est pas remis en cause entre temps.
En effet, les arguments pour l’arrêt progressif de l’énergie nucléaire ont encore été discutés en raison des prix croissants des combustibles fossiles.En 2005, Angela Merkel (CDU) avait annoncé qu’elle renégocierait une échéance avec les compagnies de production d’énergie.

D'un autre côté, d'aures pays tels que les Etats Unis,le Brésil, la Chine, L’Inde, Le Japon, La Russie, les Pays-Bas, La France, ont des projets de construction de centrales.
En plus de ces pays là, d'autres pays (dans le cadre du projet «Generation-IV International Forum») tels que l'Afrique du Sud, l'Argentine, le Canada, la Corée du Sud, la Grande-Bretagne et la Suisse étudient le développement de réacteurs et de cycles du combustible novateurs, dont l’emploi débuterait dès 2030.


L'impact sur le réchauffement climatique, est ce vraiment là la question?

Un simple coup d'oeil sur le graphe ci dessous montre clairement que les taux d'émission de CO2 provenant des centrales nucléaires de représentent qu'environ 10% des émissions globales.



Dans pareil cas pour baisser les taux d'émission il faudrait commencer par réduire les consommations de combustibles fossiles et substituer le maximum de fossiles par des énergies sans carbone. ATTENTION à la déduction simplifiée de dire faisons le par l'énergie nucléaire!

Il existe néanmoins une inter action directe avec le réchauffement climatique et elle a comme conséquence des incidents nucléaire liés au fait que lorsqu'il n'y a plus assez d'eau dans les rivières, la centrale doit diminuer sa capacité de production, voir même être arrêtée...















Quels sont les riques associés aux centrales nucléaires?
Les risques les plus souvent évoqués sont principalement liés:
- Aux accidents dans les centrales (Exemple de Tchernobyl)
- A la problématique des déchets d'exploitations des centrales (toujours pas résolu)
- A la prolifération nucléaire
- a la menace du terrorisme

Ces risques sont souvent évoqués par les associations telle que sortir du nucléaire et les organismes gouvernementaux et lobbies liés au nucléaire s'affrontent sur chacun d'entre eux.

Le bon sens citoyen serait de retenir que les dérèglements climatiques sont des risques potentiellement aussi dangereux pour les centrales nucléaires que ceux énnoncés ci dessus. De plus tous les scientifiques s'accordent à dire que ces dérèglements vont s'accentuer et s'intensifier peandant encore de nombreuses années.
Les exemples (ne serait ce qu'en France) et informations liées sont facilement retrouvables sur le internet, citons :
- la tempête de 1999 au cours de laquelle la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été gravement inondée, frôlant la catastrophe.
- les canicules 2003 et 2006 qui ont mis à mal le nucléaire français. Des réacteurs ont été arrosés par EDF, d’autres sont arrêtés ou doivent fonctionner à puissance réduite, mettant la France en situation de pénurie et l’obligeant à acheter à prix d’or de l’électricité à ses voisins.

La facture du nucléaire
Investissements et entretient du parc:
Les sommes mises en jeux sont grandes. L'exemple de ce nouveau réacteur (EPR) en cours de construction à Flamanville en est la preuve (Il est évalué à 3,5 miliards d'euros). Ce type de réacteur devrait venir remplacer le parc vieillissant Français.
Les provisions réalisées par EDF s'élèvent à 11,1 milliards d'euros, mais fin 2003, la Cour des Comptes annonce que les fonds disponibles pour le démantèlement se résument à 2,3 milliards d'euros!!! L'estimation de la Cour des Comptes pour le démantèlement du parc électronucléaire français s'élève de 20 à 39 milliards d'euros.
- Le coût du démantèlement de la seule centrale de Brennilis s'élève à environ 500 millions d'euros.
- Le premier site nucléaire de grande taille à être démantelé en France est l'Usine d'extraction du plutonium de Marcoule (UP1), pour un coût estimé de 5,6 milliards d'euros.
Le coût de traitement des déchets:
Ces coûts sont difficilement estimables du fait que ces déchets (classés en trois catégories):
- seront stockés pendant des dizaines de milliers d'années
- des débats très techniques sont engagés entre les pro et anti nucléaires pour évaluer les volumes de déchets (chacun donnat celui qui lui convient le mieux)
- les sommes investies dans la recherche pour le traitement de ces déchets n'ont toujours pas donné de solution

En Conclusion :
La France, sur-capacitaire en énergie électronucléaire, ne peut continuer à prétendre que ce mode de production lui donne son indépendance énergétique et qu'elle est grande source d'emploi. Les risques et les problématiques que posent cette énergie sont bien trop grands pour continuer dans cette voie.
Afin de ne pas être face à une catastrophe de pénurie énergétique, le gouvernement ne ferait il pas mieux de consacrer une partie de ces milliards à promouvoir des énergies alternatives? Les récentes décisions ne semblent pas aller dans ce sens !
D'un autre côté, la quantité d'électricité produite par le nucléaire (80%), notre consommation d'électricité très importante, et la non couverture de ces consommations par des énergies alternatives ne nous permet pas d'avoir un avis aussi tranché sur arrêter le nucléaire!

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