OGM : Activation de la clause de sauvegarde sur le MON 810
Catégorie : Environnement
Publié par Yan le 12/01/2008
OGM : mode d'obtentionParis, le 11 janvier 2008. Le gouvernement français vient d’annoncer l’activation de la clause de sauvegarde sur le MON 810 (qui est une semence de Monsanto, une société multinationale spécialisée dans la biotechnologie végétale). La culture de ce maïs OGM est donc provisoirement suspendue en France.

Lors de sa conférence de presse mardi 08 janvier, Nicolas Sarkozy avait promis de recourir à la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du Mon 810 en France, "en cas de doute sérieux".


Le président de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, a repris très exactement les termes du président pour présenter ses conclusions à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie : Jean-François Le Grand parle de "doute sérieux" sur l’usage de ce maïs transgénique, le seul cultivé à des fins commerciales en France.

 

 

La “clause de sauvegarde” quesaqo ? En fait c’est une clause prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001. Elle est actuellement utilisée par six pays, et permet d’interdire provisoirement la culture ou la vente d’un organisme génétiquement modifié autorisé dans l’UE, en invoquant un risque pour la santé et l’environnement.
En France, 22.000 hectares de MON810 étaient mis en culture, principalement dans le sud-ouest par 2.000 agriculteurs. Ce qui ne représentait que 0,75% des 2,8 millions d’hectares de maïs cultivés dans l’hexagone.
 

En France, l’activation de la clause de sauvegarde, couplée à un report du débat du projet, va dans un premier temps laisser aux parlementaires le temps et la sérénité nécessaires au vote d’une loi fondamentale, puisqu’elle engage l’avenir de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement en France. Préparé dans l’urgence sans concertation, le projet de loi actuel doit en effet être amendé au printemps afin de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

Enfin, sur le plan européen, la notification de la clause formalise auprès de la Commission la logique réticence de la France sur les OGM, première puissance agricole de l’Union, et ouvre des perspectives prometteuses quant à la protection effective de l’environnement. La décision française va d’ailleurs dans le sens des doutes émis par le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, sur les risques de deux autres maïs Bt.

Il reste maintenant à savoir ce qui a été négocié entre Monsanto qui a de puissant lobee, puisque souvenez vous, ces même lobee avaient réussis à interdire au gouvernement Allemand de publier l’étude qui montrait que les rats qui se nourrissaient de MON810 mourraient. Cette analyse est non factuelle, mais se base sur mon interprétation de cette information :

Les services du Premier ministre ont déclarés que : “les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l’intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux”.
Le gouvernement annonce d’ailleurs dans la foulée “un plan sans précédent d’investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d’euros, soit une multiplication par huit des budgets actuels”.
Techniquement, la “clause de sauvegarde” doit être enclenchée par le ministre de l’Agriculture Michel Barnier.
Par ailleurs, Monsanto dispose de 15 jours pour présenter sa défense….. A suivre de très près donc et n'oublions pas que les lobees qui tentent de nous faire croire qu'il faut la biotechnologie pour nourrir la planète on tout faux, la science c'est bien mais il faut savoir ce que l'on veut faire des résultats! Si c'est du profit alors on peut attendre !