Narbonne inaugure une chaufferie biomasse de 2,7 MW
Catégorie : Les énergies
Publié par Yan le 20/01/2008

Collecteur déchets par aspiration sous terrainneEn décembre 2006, la ville de Narbonne opte pour la construction d’une chaufferie biomasse de 2,7MW permettant l’optimisation du coût du réseau urbain (réduction du prix de la chaleur) tout en améliorant la qualité du service rendu à l’usager et l’utilisation de 80% d’énergie renouvelable pour couvrir les besoins de chaleur du réseau.
La mise en place, pour l’appoint et le secours, d'une solution au gaz naturel permettra d'optimiser le bilan environnemental tout en conservant une mixité des énergies.

Correspondant à un investissement d’environ 2,8 millions d’euros, l’implantation de la chaufferie biomasse inaugurée le 9 janvier dernier, a nécessité la réalisation d’une fosse de stockage de la biomasse permettant d’assurer une autonomie de 4 jours, ceci afin d’éviter le passage de poids lourds le samedi et de dimanche.

La mise en place de cette chaufferie s’intègre dans une démarche générale de développement durable mise en place par la Ville de Narbonne. Elle s’est en effet engagée dans la construction d'un éco-quartier dans le quartier du théâtre. Celui-ci prévoit de réduire de moitié les consommations d'énergie et d'eau potable, et comptera 650 logements dont 20% de logements sociaux.

Mais Narbonne est allé encore plus loin en se dotant d'un système de récupération et d’évacuation des déchets par réseau souterrain. Première étape, la réalisation du collecteur de déchet ENVAC : la première pierre du bâtiment a ainsi été posée le 31 août 2007. Ce terminal, achevé en avril 2008, permettra selon la Mairie "de collecter à terme les déchets produits sur le cœur de la ville historique et le quartier de la Sous-préfecture (soit 20 000 habitants)".

Grâce à ce système, finis le passage des camions poubelles, les nuisances olfactives et sonores : la collecte se fera à partir de bornes situés sur la voie publique ou encore au sein des immeubles. Les déchets seront ensuite envoyés par circulation d’air jusqu’à un centre de tri, comme les messages pneumatiques d’autrefois. Il y aura ainsi moins de rejet de CO2 dans l’atmosphère. La mairie précise également que "les panneaux photovoltaïques installés sur le terminal vont produire 25 % des besoins du système, le reste de l’électricité étant fourni par un contrat d’achat d’électricité produite par des énergies renouvelables."