Vendredi 04 Avril donc, à l’issue de la réunion, les 160 Etats signataires de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) ont promis de prendre en compte le problème des émissions de CO2 des transports aériens et navals lors des négociations qui doivent aboutir en 2009 à un nouveau traité climatique.
Les signataires du Protocole de Kyoto sont tombés d’accord sur une déclaration commune concernant les transports aériens et maritimes.
Ils se sont en effet engagés à réfléchir à un programme et à des solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des avions et des bateaux, dans le cadre des futures négociations qui doivent aboutir à Copenhague, en 2009, à la mise au point d’un nouveau texte à même de succéder en 2012 au protocole de Kyoto.
La réunion de Bangkok aura également été marquée par la demande adressée par les écologistes africains aux Etats fortement émetteurs de GES d’attribuer au continent noir 1 % de leur PIB tous les ans pour lutter contre les effets du réchauffement. Déplorant la focalisation des débats et des médias sur l’opposition entre les pays émergents (Chine, Inde, Brésil) et les Etats-Unis - l’Europe jouant les arbitres -, certains émissaires africains ont rappelé que le continent noir sera le plus touché par un réchauffement provoqué précisément par ceux qui monopolisent la parole.
Constatant que les « mécanismes de développement propre » qui permettent aux pays riches d’obtenir des crédits d’émission de CO2 en construisant des usines « propres » dans les pays pauvres, ne profitent pas aux Africains (sur 979 projets de ce type, 25 ont été réalisés en Afrique), ils ont proposé une solution plus radicale pour aider l’Afrique à faire face au réchauffement : que les principaux émetteurs versent chaque année 1 % de leur PIB à un fonds d’adaptation au changement climatique.
Une idée accueillie fraîchement par la délégation des Etats-Unis, pays confronté à un début de crise économique.
D’ailleurs, pour les émissaires américains, si la récession devient globale, l’avenir du futur accord climatique pourrait être remis en cause.